Guide technique Étanchéité des Menuiseries Extérieures
RT 2012 - Maisons Passives - BEPOS

Sommaire

• Innovation, Performance, Efficacité

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p.3

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p.4

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p.5

• Développement Durable
• Enjeux de la RT 2012

• Bâtiments à Basse Consommation (BBC)

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• RT Grenelle de l’environnement 2012 - RT existant

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• RT Grenelle de l’environnement 2012 - Construction neuve
• RT 2012 et Étanchéité à l’air
• Test à la porte soufflante

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• RT 2012 et ponts thermiques

p.10-11
p.12

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p.13

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p.14

• Performances thermiques des joints de fenêtres
• Gestion de l’humidité dans les bâtiments

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p.15

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p.16

• Gestion de l’humidité dans les joints de fenêtres

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• Joints de menuiseries BBC : un concept à 3 barrières
• Solutions d’étanchéité BBC : guide de choix

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• Membrane Duo / Mousse élastique / Membrane Duo

p.17

p.18-19

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• illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo

p.20
p.21

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p.22

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p.23

• illmod Trio : principe de calage et fixation de la menuiserie
• Descriptifs-types

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p.24-25

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p.26-29

• Exemples d’application (MOB, ITE, ITR, ITI, Rénovation)
• Amener la performance sur les chantiers
• Pose des fenêtres

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p.30-35

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p.36

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p.37

• Prochaine étape : RT 2020 - Maison passive & BEPOS

2|

p.7

p.8-9

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• Outils de conception MININFIL

• illmod Trio

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p.6

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p.38-39

Innovation, Performance, Efcacité

Un savoir-faire global, une expertise locale
Le cœur de métier de Tremco illbruck est L’ÉTANCHÉITÉ
DANS LE DOMAINE DE LA CONSTRUCTION ET DE L’INDUSTRIE.
« Apporteur de solutions globales d’étanchéité et de
collage » pour les menuiseries, les façades et les sols,
le groupe Tremco illbruck International GmbH fournit des
marchés bien spécifiques, partageant sa technicité
dans 19 pays en Europe, Afrique et au Moyen-Orient.

Site de production
Agence commerciale
Siège social

Nos sites de production sont basés en Europe et certifiés
ISO 9001, 14001 & 18001. Chacun de ces sites est
spécialisé dans une ou plusieurs gammes de produits :
mousses imprégnées, membranes, mastics, mousses
expansives, colles... et possède ses propres unités
de Recherche et Développement.
Dans chaque pays, une organisation commerciale
dédiée assure un service de proximité en région.
Ainsi, de par cette organisation décentralisée, les clients
bénéficient directement de notre dimension internationale et de notre savoir-faire
technologique étendu, mais aussi de notre connaissance des réglementations
locales, comme les normes industrielles ou la législation environnementale.
Avec plus de 1 000 employés, générant un chiffre d’affaires annuel de 290 millions
d’euros, Tremco illbruck International GmbH, filiale du groupe américain RPM
Building Solutions, est l’une des rares entreprises capable de proposer des solutions
d’étanchéité globales pour l’industrie de la construction. C’est ce qui nous a permis
de gagner des positions de leader sur différents marchés européens.

En France
Tremco illbruck SAS est actif dans
3 domaines principaux :
• L’ÉTANCHÉITÉ,
• LE COLLAGE / ASSEMBLAGE et
• LA PROTECTION FEU.
Et ce, dans les secteurs d’activité
de la MENUISERIE, de la FAÇADE, du VITRAGE
(VI ET VEC) et de L’INDUSTRIE, en travaux
neufs comme en rénovation.
Tremco illbruck SAS s’engage
à vos côtés depuis la phase de
développement des produits jusqu’à
leur application sur chantier :

• prescription auprès des maîtres
d’œuvre et maîtres d’ouvrage,
• diagnostic et analyse de vos
problématiques et exigences
techniques,

Tout en étendant notre expérience,
nous avons développé des marques fortes
de premier plan, comme
et
- marques synonymes
d’innovation, de haute qualité,
de fiabilité et de service inégalé.

Avec 5 agences régionales et plus de
100 collaborateurs à votre disposition,
nos clients bénéficient donc d’une
palette de services complète.

• études et conseils de solutions
sûres, adaptées et performantes,
• assistance technique sur
les chantiers, pour assurer la maîtrise
de l’utilisation de nos produits,
• information sur la réglementation,
les normes, les garanties,
• assistance dans les rapports
avec les bureaux de contrôle...

|

3

Développement Durable

Le développement durable constitue un
objectif stratégique, mais aussi un moteur
essentiel pour le Groupe RPM Building
Solutions, et donc pour Tremco illbruck.
Comme l’illustre notre logo ci-dessous,
nous mettons tout en œuvre pour réduire
nos impacts environnementaux
(la Planète), tout en améliorant notre
performance vis-à-vis des challenges
sociaux (l’Homme) et économiques
(la Prospérité).

L’Homme

La Planète

Le développement durable requiert
une conception globale combinée à
des approches uniques et innovantes
dans chacune de nos unités
opérationnelles.
Des équipes dédiées dans chacune
de ces unités ont mené à bien
l’an dernier de nombreux projets
relatifs à la sécurité, la recherche et
développement de nouveaux produits,
les achats, l’amélioration de l’efficacité
de nos process, la réalisation
d’économies d’énergie
et la réduction des déchets.

La Prospérité

Parmi les projets les plus significatifs
en cours et à long terme figurent par
exemple :
• L’établissement de la consommation
d’énergie du groupe et calcul de notre
empreinte carbone.
• Un sondage auprès de nos
fournisseurs et de nos clients
concernant leurs pratiques et leurs
objectifs en terme de développement
durable, afin de déterminer des pistes
de progrès communs.
• La définition d’une liste de produits
chimiques dangereux à bannir
définitivement de nos formulations et
la recherche de matières premières
renouvelables et recyclables pour
les remplacer.
• La mise en place d’une méthodologie
d’évaluation du cycle de vie pour nos
produits-phares...

En France, Tremco
illbruck, en tant
qu’entreprise écoresponsable, propose
à ses clients une
solution pertinente pour le traitement
des déchets de ses produits.
Un partenariat a été conclu pour 2012
avec la société CLIKECO, spécialiste
de la gestion des Déchets Industriels
Spécifiques (D.I.S).

4|

Ce partenaire a été sélectionné
pour son sérieux et son offre globale
parfaitement adaptée aux petites
et moyennes structures.
Pour obtenir une offre de service,
nos clients peuvent contacter le

et bénéficier ainsi d’un tarif
préférentiel.

Enjeux de la RT 2012

Bâtiment et consommation énergétique
• plus de 42,5 % des consommations
énergétiques nationales finales et

Face au problème majeur du changement climatique, la France a pris des
engagements ambitieux en signant dès
1997 le protocole de Kyoto, entré en
application en février 2005 :
le gouvernement s’est engagé à
ramener les émissions de gaz à effet de
serre moyennes de la période de 2008
à 2012, au niveau de celles de 1990.
En France, le secteur du bâtiment
est le plus gros consommateur
en énergie, avec :

• près de 23 % des émissions de CO2
Or, cette consommation ne cessant
de croître (+1,4 % par an en moyenne
depuis 10 ans), le bâtiment est la
principale cible des politiques de
maîtrise des consommations d’énergie.

Énergie primaire, énergie finale
La RT 2012 exprime des exigences
en « énergie primaire » à ne pas
confondre avec « énergie finale ».
L’énergie primaire (KWhEP) est
l’ensemble des produits énergétiques
non transformés, exploités directement
ou importés, qui est nécessaire à la
production de l’énergie finale (KWhEF)
consommée par l’utilisateur final.

Par convention, du fait des pertes
liées à la production, la transformation,
le transport et le stockage :
• 1 KWhEF correspond à 2,58 KWhEP
pour l’électricité ;
• 1 KWhEF correspond à 1 KWhEP
pour les autres énergies
(gaz, réseaux de chaleur, bois…).

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

Le Défi du « Facteur 4 »

Maison Passive

BEPOS

0

RT 2005

Label BBC Effinergie Plus

50

RT 2012

100

CONSTRUCTION
NEUVE

150

RT Label BBC
Rénovation 2009

200

RT Label HPE
Rénovation 2009

250

RÉNOVATION

300

Parc
existant
en moyenne

Une contrainte de réduction par 4
des émissions de CO2 du secteur
du bâtiment d’ici à 2050, a donc été
inscrite dans les objectifs de la loi
d’orientation de la politique énergétique
du 13 juillet 2005. Elle se traduira par
l’obligation d’une diminution par 6 des
émissions ramenées au m², comptetenu de l’augmentation du parc de
bâtiments ; ces objectifs nécessitent
de parvenir en moyenne sur le parc à
une consommation moyenne d’énergie
primaire par an et par m² chauffé
ou climatisé de moins de 50 kWh.

Consommation énergétique maximale des logements kWh/m2.an

-50

|

5

Bâtiments à Basse Consommation (BBC)

Priorités et principes de la Réglementation Thermique (RT)
Depuis la mise en place de la
Réglementation Thermique (1974),
la consommation énergétique des
constructions neuves a été divisée
par 2. Le Grenelle de l’Environnement
prévoit de la diviser à nouveau par 3,
grâce à la nouvelle réglementation
thermique « RT 2012 ». Pour atteindre cet
objectif, le plafond de 50 kWhEP (m². an),
valeur moyenne du label BBC*
Effinergie (*Bâtiments Basse
Consommation), va devenir la référence
dans la construction neuve en 2012.

Pour aller encore plus loin, il est
envisagé à l’horizon 2020 d’adopter
un standard réglementaire encore plus
exigeant vis-à-vis de la consommation
énergétique des bâtiments : la Maison
Passive, voire le BEPOS (Bâtiment
à Énergie POSitive). C’est-à-dire un
concept de bâtiments consommant
moins de 15kWh/m²/an en énergie
primaire, voire capable de produire
plus d’énergie qu’ils n’en consomment,
et ce grâce à l’utilisation des énergies
renouvelables (cf. page 39).

Évolution de la performance énergétique des bâtiments

Logement économe
< 50

A

51 à 90
91 à 150
151 à 230

BEPOS

RT 2012

RT 2005

B
C
D

231 à 330
331 à 450
> 450

RT Ex

RT 2000

Voie des
bâtiments neufs

E
Bâtiment
moyen

F
G

Épave
thermique

Route du
parc existant

Logement énergivore
Étiquette énergie : kWh énergie primaire, par m2, par an
Source ADEME

La Réglementation Thermique oblige les maîtres d’ouvrage
et maîtres d’œuvre à prendre en compte toutes les
possibilités d’amélioration de la performance énergétique
des bâtiments lors de leur construction ou d’une opération
de rénovation conséquente (RT Existant).

6|

La rénovation constitue effectivement le gisement le plus
important en termes d’économies potentielles d’énergie,
65 % du parc ayant été construit avant 1975,
date de la 1ère Réglementation Thermique.
Une étude réalisée en 2011 sur 100 000 logements a ainsi
révélé que 80% étaient classés entre D et F (étude EX’IM
juillet 2011).

RT Grenelle de l’environnement 2012 - RT existant

Rénovation
La Réglementation Thermique des bâtiments existants s’applique aux bâtiments
résidentiels et tertiaires existants, à l’occasion de travaux de rénovation prévus
par le maître d’ouvrage, afin de permettre une amélioration significative de leur
performance énergétique.
Les mesures réglementaires sont différentes selon l’importance des travaux
entrepris par le maître d’ouvrage.

Surface hors d’œuvre nette (SHON) > 1000 m2

Les 8 points de la
Réglementation Thermique
“élément par élément”

Coût des travaux de
rénovation thermique
> 25 %
de la valeur du bâtiment

SHON < 1000 m2

Coût des travaux de
rénovation thermique
< 25 %
de la valeur du bâtiment

(autres cas que la rénovation lourde)

Ventilation mécanique

> 1948

< 1948

Parois opaques
Eau Chaude Sanitaire (ECS)
Parois vitrées
Refroidissement

RT “Globale”

Réglementation Thermique “élément par élément”

Éclairage
Chauffage
Énergies renouvelables

Depuis le
008
1er avril 2

Depuis le
010
vembre 2
o
n
1
er

Source www.rt-batiment.fr

1. Pour les rénovations très
lourdes de bâtiments de plus
de 1 000 m², achevés après 1948,
la réglementation définit un objectif
de performance globale, donné
par la « RT existant globale ».
Ces bâtiments doivent aussi faire
l’objet d’une étude de faisabilité
des approvisionnements en énergie
préalablement au dépôt de la
demande de permis de construire.

2. Pour tous les autres cas
de rénovation, la réglementation
définit une performance minimale
pour l’élément remplacé
ou installé, défini par la
« RT existant par élément ».

Les exigences ont pour ambition de
cibler les techniques performantes
tout en tenant compte des contraintes
de l’occupant, ainsi en intervenant
sur suffisamment d’éléments, la
performance énergétique du bâtiment
est améliorée significativement dans
son ensemble. Pour chaque élément
susceptible d’être installé ou changé,
l’arrêté du 3 mai 2007 donne le critère
de performance exigé pour le produit.

|

7

RT Grenelle de l’environnement 2012 - Construction neuve

Construction neuve
La RT Grenelle Environnement 2012
définit donc, et ce pour la première fois
dans l’histoire de la Réglementation
Thermique, des exigences de résultats
relatives à la performance globale

Exigence d’efficacité énergétique du bâti Bbio

du bâtiment, et non plus sur les
performances des éléments constructifs
et systèmes énergétiques pris
séparément. Ces exigences s’expriment
au travers de 3 critères

max :

> Limitation simultanée du besoin en énergie pour les composantes
liées au bâti : chauffage, refroidissement et éclairage

(besoin bioclimatique, consommation
d’énergie primaire, confort d’été),
assortis d’exigences de moyens,
comme le traitement des ponts
thermiques et le test d’étanchéité
à l’air qui deviennent obligatoires.

Exigence de consommation Cep

max :

> Consommation maximale à 50 kWh/(m2.an) en moyenne pour 5 usages
pris en compte : chauffage, ECS, refroidissement, éclairage, auxiliaires

Exigence de confort d’été Tic

:

> Température intérieure atteinte au cours d’une séquence
de 5 jours chauds inférieure à 26°C

1. Le Besoin Bioclimatique « BBio »
L’indice « BBio » est une innovation
conceptuelle majeure sans équivalent
en Europe. Il permet en effet
de caractériser l’impact de la
conception bioclimatique sur la
performance énergétique du bâti et
de le limiter à une valeur maximale
« BBio max ». Une exigence
d’efficacité énergétique est ainsi
imposée à chaque bâtiment, puisque
le besoin cumulé en énergie pour
les composantes dépendant de la
conception du bâti est ainsi limitée
indépendamment des systèmes
énergétiques mis en oeuvre.
Le « BBiomax » est modulé en fonction
de la typologie du bâtiment, de sa
localisation géographique et de son
altitude.

8|

Afin de respecter cette limite « BBio
max », il est nécessaire de valoriser
tous les éléments de la conception
bio-climatique tout en bénéficiant d’une
plus grande liberté architecturale que
par le passé.
Pour que BBio < BBio max, il faut :
• trouver le bon équilibre : forme,
orientation, compacité, espaces
tampons, éclairage naturel, inertie,
apport passif (vitrages : surface mini
au moins 1/6 surface habitable) et
protection solaire, et pas seulement
les performances thermiques,
• définir les besoins de chauffage/
rafraîchissement ou climatisation,
de ventilation et d’éclairage,
• travailler en équipes pluridisciplinaires
partenaires (Maître d’Ouvrage,
Architecte, Bureaux d’études) et ce
dès la conception.

2. L’exigence de Consommation maximale en énergie primaire « Cep »
L’indice « Cep » est propre au
bâtiment considéré, et caractérise sa
consommation d’énergie primaire,
pour les consommations de chauffage/
refroidissement, l’éclairage, la
production d’eau chaude sanitaire, et
les auxiliaires (pompes, ventilateurs).
Il est modulé selon la localisation
géographique (8 zones climatiques),
l’altitude (3 niveaux), le type d’usage
du bâtiment (logements, locaux
d’enseignement, bureaux…), la surface
moyenne des logements, les émissions
de gaz à effet de serre (valorisation des
énergies les moins émettrices de CO2).

La RT 2012 impose une exigence
beaucoup plus sévère (divisée par
3 par rapport à la RT2005 !) de
consommation conventionnelle
maximale d’énergie primaire du bâti
« Cep max ».
Pour que Cep < Cep max, on doit
impérativement avoir recours à des
équipements énergétiques performants
et à haut rendement, voire aux énergies
renouvelables (ex : panneaux solaires
thermiques).

Par exemple : Cep max = 50 kWh/(m² .an) pour une
maison d’env. 130 m² à Nantes. Cet indice supporte
cependant quelques modulations en fonction de la
faisabilité : ainsi en habitat collectif le Cep max admis
jusqu’en janvier 2015 est de 57,5  kWh/ (m² an),
car il n’existe pas d’équipements à rapport qualité/
prix adapté pour atteindre l’objectif de 50.

3. La Température intérieure
L’indice « Tic » ou exigence/garantie
de confort d’été (notamment dans les
bâtiments non climatisés) est propre au
bâtiment considéré, et caractérise sa
température intérieure conventionnelle.
L’exigence relative au confort d’été est
remplie si la température maximale
atteinte au cours d’une séquence
de 5 jours très chauds d’été reste
inférieure à une valeur de référence
« Tic ref ». Il est reconnu qu’à ce jour
cet indice n’a pas été suffisamment
travaillé faute de temps, la Tic sera
donc probablement amendée dans les
prochains mois suite à un complément
d’étude de l’inertie thermique dans des
bâtiments sur-isolés.

À ces exigences de résultats la RT 2012 assortit des exigences de moyens comme :
• le traitement des ponts thermiques, et
• le test d’étanchéité à l’air (cf. page 12) qui devient obligatoire.

Source CETE Lyon

conventionnelle (Tic)

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9

RT 2012 et Étanchéité à l’air

La RT 2012 a fait de l’étanchéité à l’air un critère prépondérant, visant à assurer :

• l’efficacité énergétique
des bâtiments
Avec la raréfaction et l’augmentation
inévitable du coût des énergies fossiles,
l’étanchéité à l’air présente un enjeu
économique. À titre d’exemple, la facture
annuelle de chauffage représente 900 €
en moyenne par ménage, avec toutefois
de grandes disparités : de 250 € pour
une maison BBC à plus de 1 800 € pour
une maison de même surface mal isolée !
• l’hygiène, la santé et le confort
thermique
Une construction qui n’est pas étanche à
l’air fait l’objet d’infiltrations parasites qui
entraînent une dégradation de la qualité
de l’air et donc du confort et de la santé
des occupants.
En effet, en période hivernale, les
infiltrations d’air extérieur induisent
des parois froides et des courants d’air.

Elles induisent des risques de
condensation dans l’isolation thermique
de la vapeur d’eau dégagée dans le
bâtiment. Cette condensation lorsqu’elle
se produit a deux effets négatifs :
- La diminution du rendement de
l’isolation thermique et,
- Le développement de moisissures
et de corrosions.
Ainsi, le bâtiment devient-il difficile voire
impossible à chauffer et la qualité de l’air
n’est plus satisfaisante (cf. pages 16-17).
• le bon fonctionnement des systèmes
de ventilation et de traitement de l’air
Une bonne étanchéité à l’air de
l’enveloppe du bâtiment permet
d’assurer convenablement le transfert
des flux d’air des pièces principales vers
les pièces de service, prévus par
le système de ventilation, obtenant ainsi
une réelle efficacité des systèmes
de gestion de l’air.

Le principe fondamental consiste à assurer une parfaite continuité
de l’enveloppe d’étanchéité à l’air du bâtiment (représenté ci-contre par le trait rouge).
Pour cela, il ne suffit pas de traiter les
parties courantes de parois, mais il faut
porter une attention toute particulière,
dès la conception, aux points singuliers
que constituent toutes les traversées :
câbles, tuyauteries, fenêtres, portes...

et traiter efficacement l’ensemble
des joints d’étanchéité, dits
« joint de liaison » ou encore
« joint de raccordement ». Or il existe des
dizaines de mètres de ce type de joints
dans l’enveloppe de chaque bâtiment.
Source : La Maison Passive France

Exigences pour les joints de liaison
Selon la Directive du Conseil Européen 2002/91/EC, ces joints
de liaison doivent présenter les mêmes propriétés d’étanchéité
à l’air & à l’eau, d’isolation thermique & acoustique et
de durabilité que les éléments de construction adjacents,
en accord avec les normes locales.
Ils doivent de surcroît présenter une bonne perméabilité
à la vapeur d’eau afin de rester secs, et demeurer souples
et élastiques pour permettre sans dommage les dilatations
des éléments de construction.

10 |

Étanchéité
à l’eau

Isolation
thermique

Isolation
phonique

Perméabilité
à la vapeur
d’eau

Étanchéité
à l’air

Localisation des fuites
Environ 40 % des fuites constatées
sont imputables à des défauts
d’étanchéité autour des menuiseries
extérieures (fenêtres, portes, coffres de
volets roulants). Nous exposons dans
la suite de ce document les solutions
pour y remédier dès la conception.

2 % structure

Sensibilité des besoins de chauffage
à la perméabilité de l’enveloppe
Comme cela a été mis en évidence par
le Cabinet Bastide-Bondoux Ingénieurs Conseil, la consommation d’énergie pour
le chauffage d’un bâtiment est liée à la
perméabilité à l’air de son enveloppe.
Ainsi, les besoins de chauffage
augmentent de 4 kWh/m² par unité de
n50 ; le n50 représentant le ratio du débit
de fuite enregistré au test de la porte

soufflante sous une différence
de pression intérieur/extérieur de
50 Pascal, par le volume chauffé.
Cette valeur simple est exprimée en
(Vol/h à 50Pa) et sert à la définition
des objectifs performantiels en matière
d’étanchéité à l’air des constructions
selon les Labels allemand « Passivhaus »
et suisse « Minergie ».

7 % tuyauteries

12 % trappes
41 % menuiseries

38 % équipements
électriques

Litvak et al. 2005. Campagne de mesure de l’étanchéité à l’air de 123
logements CETE Sud-Ouest, Rapport N°DAI.GVCH.05.10 ADEME-DGUHC

Pollution intérieure : étiquetage santé obligatoire dès 2012
et de décoration : peintures, matériaux
d’isolation, panneaux acoustiques,
revêtements, textiles, mobilier, bois,
mastics, colles (la liste n’est pas
exhaustive).

Information représentative des émissions dans l’air
intérieur des substances volatiles présentant un risque
de toxicité par inhalation, sur une échelle de classe allant
de C (fortes émissions) à A+ (très faibles émissions).

Dès 2006, l’Observatoire de la Qualité
de l’Air Intérieur (OQAI) a montré qu’un
quart des logements français étaient
pollués à forte concentration par des
substances nocives pour la santé.
L’air intérieur étant jusqu’à huit fois
plus pollué que l’air extérieur.
Principaux incriminés, les Composés
Organiques Volatils (COV) contenus
dans certains matériaux de construction

Devenue préoccupation de santé
publique majeure, la pollution de l’air
intérieur a été prise en compte par le
Plan National Santé et Environnement
(PNSE 2004-2008).
Dans la foulée de ce plan, l’article 40
de la loi Grenelle 1 du 3 août 2009
a rendu obligatoire l’étiquetage des
caractéristiques, à compter du 1er
septembre 2013 pour tout produit
déjà sur le marché français avant le
1er janvier 2012 (et à compter du
1er janvier 2012 pour tout nouveau
produit lancé après cette date), afin
d’informer les consommateurs de leur

degré d’émissivité. Il permettra aux
consommateurs de choisir des produits
et des équipements de meilleure qualité
en matière de santé environnementale.
Les fabricants vérifient actuellement le
degré d’émissivité de leurs produits.
Dans ce cadre, Tremco illbruck a d’ores
et déjà pu établir que les produits
cités dans cette brochure : illmod 600,
illmod Trio & Trio PA et Membrane Duo
bénéficient du meilleur classement
possible : Classe A+.

|

11

Test à la porte soufante

Dans le cadre de la RT 2012, la qualité
de l’étanchéité à l’air du bâtiment
est quantifiée par des mesures de
perméabilité à l’air et du débit de fuite
traversant l’enveloppe sous un écart

1

3

de pression donné. Ces mesures sont
réalisées au moyen du « Test de la
porte soufflante » ou « Blower door ».
La maîtrise de cette perméabilité,
imposée dans les labels BBC Effinergie

La ventilation du bâtiment est arrêtée
et les entrées d’air sont obturées.

L’air intérieur est extrait jusqu’à obtenir une dépression
dans le bâtiment (soit une différence de pression entre
intérieur et extérieur de 50Pa). L’air extérieur s’infiltre par
les fissures et points de fuites ; elles sont corrigées dans
la mesure du possible.
Puis le système est inversé, le bâtiment est donc mis
en surpression. L’air intérieur sort par les fissures et
points de fuites ; elles sont corrigées dans la mesure
du possible.

12 |

(neuf et rénovation), Minergie,
Passivhaus et dans la RT 2012, est
la condition essentielle à la maîtrise
des consommations de chauffage /
refroidissement.

2

Une « porte soufflante » est installée
dans la porte extérieure du bâtiment.

4

Le système est à nouveau inversé et la mesure
effectuée en phase de dépression conformément
à la norme NF EN 13289 et ISO 9972.
Dans le standard français (label Effinergie), tous les
essais sont effectués avec un débit de fuite de 50Pa
mais on ne prend pas en compte le ratio « n50 »
(cf définition page 11).
Le ratio utilisé est appelé « Q4PaSurf », quotient calculé
du débit de fuite sous 4Pa divisé par la surface
de parois froides.

Outils de conception MININFIL

Pour aider l’ensemble des acteurs de
la construction à atteindre les objectifs
d’étanchéité à l’air fixés par la RT
2012, le Ministère de l’Ecologie, du
Développement durable, des Transports
et du Logement, et l’ADEME ont réalisé
4 carnets de détails techniques.

Dans le cadre de ce projet intitulé
« PREBAT MININFIL » (MINimiser les
INFILtrations d’air), la grande expertise
et la longue expérience de certains
industriels, tels que Tremco illbruck
pour l’étanchéité, ont été sollicités.

Ces carnets traitent de l’étanchéité à l’air
de la totalité de l’enveloppe du bâtiment, à
travers 4 systèmes constructifs différents :
• construction à structure bois
avec isolation thermique intégrée,
• construction à structure lourde
avec isolation thermique intérieure,
• construction à structure lourde
avec isolation thermique extérieure,
• construction à structure lourde
avec isolation thermique répartie.
Outre ces détails constructifs,
ces guides traitent du rôle des
professionnels/corps de métier pour la
pose des matériaux, afin d’accompagner
la transformation du marché en cours,
vis à vis de l’amélioration de l’étanchéité
à l’air des constructions. Tremco illbruck
participe également au programme
« RAGE » (Règles de l’Art Grenelle
Environnement 2012), programme
d’accompagnement des professionnels.

Exemple de page

|

13

RT 2012 et ponts thermiques

À chaque nouvelle réglementation
thermique, les exigences en matière
d’isolation thermique des bâtiments
et de limitation des ponts thermiques
augmentent. En effet, mieux un bâtiment est
isolé, plus l’influence des ponts thermiques

devient importante en pourcentage dans
les déperditions énergétiques.
Pour bien comprendre pourquoi et faire
le point sur les « plus » de la RT 2012,
il est nécessaire de revenir au préalable
sur quelques définitions importantes.

• La conductivité thermique

caractérise le comportement des matériaux lors
du transfert thermique par conduction. Elle définit donc l’isolation thermique relative d’un
matériau et est exprimée en W/(m.K).
Cependant, cette valeur ne doit pas être considérée telle quelle. En effet, une valeur élevée,
caractérisant un matériau « moins isolant », peut être compensée par une couche plus
épaisse dudit matériau.

Exemples de valeurs de matériaux
MATÉRIAUX

plus isolant

(W/m.K)

Polystyrène expansé graphité

0,031

Polystyrène expansé

0,036

FM330 - Mousse élastique

0,036

Ouate de cellulose

0,039

Laine de verre

• Le coefficient U définit la

transmission thermique d’une paroi
d’épaisseur donnée.
Cette valeur correspond à la quantité de
chaleur qui passe de l’air intérieur vers l’air
extérieur à travers un mur, par heure, par
mètre carré et par degré de différence entre
l’air intérieur et extérieur. Elle s’exprime
donc en W/m².K.

0,030 à 0,040

TP650 - illmod Trio

0,048

TP600 - illmod 600

0,048

Liège compressé

0,100

Béton cellulaire

0,120

Bois

0,220

Béton

1,750

moins isolant

On obtient la valeur U en divisant la valeur
des différents matériaux par l’épaisseur
(exprimée en mètre). Plus le coefficient est
petit, plus l’élément est isolant.

• Un pont thermique est un

endroit de l’enveloppe d’un bâtiment, où sa
résistance thermique n’est plus homogène
et qui présente une moindre résistance
thermique, donc une plus forte déperdition
de chaleur.
Les ponts thermiques se situent
généralement aux points de raccordement
des différentes parties de la construction :
nez de planchers, linteaux au-dessus des
ouvertures, nez de refends, interfaces dalle /
balcon ou terrasse, pourtour des menuiseries
extérieures, et dans les zones où l’isolation
thermique est discontinue, pour des
raisons de mise en oeuvre défectueuse
ou de manque de rigueur dans la conception
de l’ouvrage.

14 |

Les conséquences d’un pont thermique
non traité :
• des dépenses énergétiques
supplémentaires
Dans le cas d’un bâtiment bien isolé, les
ponts thermiques peuvent entraîner des
déperditions de chaleur proportionnellement
très importantes par rapport aux
déperditions totales. En outre, si on n’en
tient pas compte, l’installation de chauffage
peut être sous-dimensionnée. C’est surtout
le cas, lorsque le bâtiment est très bien isolé
et lorsque les installations de chauffage sont
dimensionnées de façon optimale.

• un inconfort, des problèmes
de qualité de l’air et de détérioration
des matériaux
Les ponts thermiques entraînent sur la
surface intérieure de la paroi une chute
locale de température et créent des zones
froides localisées dans la maison. Ces zones
sont source d’inconfort pour les occupants,
car le corps humain ressent une impression
de froid si les murs sont froids, et ce même
si l’air de la pièce est bien chaud.
Ils provoquent de surcroît, une condensation
en surface lorsque la température de la
paroi descend en-dessous du point de rosée
de l’air ambiant. Cette condensation
peut provoquer le développement de
moisissures et détériorer les matériaux.
Cf. pages 16 et 17 sur la gestion
de l’humidité et ses conséquences.

Performances thermiques des joints de fenêtres

On distingue trois types de ponts
thermiques :
• « ponctuels » : ils caractérisent les
déperditions à la jonction de trois parois
(3D), par exemple : un angle en bas
d’une fenêtre.
• « structurels » : ils caractérisent les
déperditions liées à la technique de mise
en œuvre d’un isolant, par exemple :
isolation par panneaux de laine de verre
fixés au mur par fixation mécanique ou
posés sur des rails métalliques. Ce type
de ponts thermiques est pris en compte
directement dans le coefficient U de la
paroi.
• « linéaires » ou « linéiques » : les plus
connus et aussi les plus importants.
Ils caractérisent les déperditions à la
jonction de deux parois (2D), par exemple :
autour d’une fenêtre.

• Le coefficient ψ (psi) mesure
les déperditions d’énergie aux jonctions
entre les parois, autrement dit les ponts
thermiques linéiques. La déperdition en W/K
à travers un pont thermique linéique se
calcule en multipliant le coefficient linéique
(ψ) par son linéaire exprimé en mètre.

Pour atteindre les objectifs de résultat ambitieux de la RT 2012, cette dernière s’est
dotée d’exigences de moyens en particulier sur l’isolation. Ainsi, l’article 19 de l’arrêté
de la RT 2012 publié au journal officiel le 27 Octobre 2010 précise que « le ratio
de transmission thermique linéique moyen global, ratio des ponts thermiques du
bâtiment n’excède pas 0,28 W/(m²SHON RT.K). Ce ratio est la somme des coefficients
de transmission thermique linéique multiplié par leurs longueurs respectives, pour
l’intégralité des ponts thermiques linéaires du bâtiment, dus à la liaison d’au moins
2 parois dont l’une au moins est en contact avec l’extérieur ou un local non chauffé ».
Ce ratio est donc la somme des ponts thermiques dudit bâtiment.
Dès 2009, dans le cadre du développement des produits d’étanchéité à l’air objet
de ce document, Tremco illbruck a donc également travaillé, en plus de l’étanchéité
à l’air, sur les ponts thermiques autour des fenêtres. Nous avons fait réaliser deux
études par le bureau d’études CARDONNEL et avec la société IMERYS sur la liaison
entre la menuiserie (bois, PVC ou aluminium) et un mur en brique.

La partie basse a été choisie car elle s’avère
être la plus critique.

Cette simulation, réalisée conformément aux règles Th-Bat et normes en vigueur, dont
la norme NF EN ISO 12011 sur les ponts thermiques, a débouché sur deux rapports
d’étude de coefficient de transmission thermique :
• dans le 1er, la liaison est effectuée à l’aide de l’illmod 600, la mousse élastique
et la membrane Duo,
• dans le 2nd, avec l’illmod Trio.

Système illmod 600, mousse élastique,
membrane Duo

Système illmod Trio

Les résultats sont très intéressants : ψ = 0,055 – 0,056 (W/m.K).
Les gains dans les deux cas (évalués vis-à-vis de la RT 2005 alors encore en vigueur)
sont de 75%.

Source : CARDONNEL Ingéniérie – Dossier N°09/154RD

|

15

Gestion de l’humidité dans les bâtiments

La RT 2012, et a fortiori les
réglementations thermiques à venir,
impliquent l’augmentation des
épaisseurs d’isolation thermique et
l’étanchéité renforcée des bâtiments.
Dans ces conditions, le renouvellement
de l’air devient une priorité, via des
systèmes de ventilation adaptés et
performants, sans lesquels la qualité
de l’air intérieur se trouve fortement
dégradée.
Une des problèmatiques les plus
importantes, aujourd’hui déjà, est
la gestion de la vapeur d’eau, non
seulement vis-à-vis de la qualité de l’air
intérieur et de la santé des occupants,
mais également pour la durabilité et la
performance de l’enveloppe du bâtiment.

L’humidité dans l’habitat
a des origines diverses
Elle peut provenir de l’extérieur (sol,
matériaux..), de l’air, du ruissellement
des eaux ou encore des matériaux de
construction trop chargés en humidité
à l’installation. Les sources fréquentes
de son augmentation sont l’occupation
humaine, en raison de la vapeur d’eau
produite par la respiration (1/2 l par
personne pendant la nuit ou 4 l/jour
et par personne), la transpiration, les
activités domestiques (2.5 l/h minimum
pour une douche) et l’insuffisance de
renouvellement d’air.

Problèmes générés par
l’humidité dans le bâtiment
Une humidité trop élevée génère
des problèmes mécaniques tels que
le gonflement du bois, la perte de
résistance des murs en terre crue,
l’éclatement des matériaux saturés
en humidité sous l’impact du gel ou
plus souvent le tassement des isolants
hygroscopiques trop chargés en eau.
Cette humidité favorise surtout le
développement des acariens, mais
aussi d’autres bio-contaminants,
16 |

comme les moisissures qui engendrent
l’apparition de COV.
Les phénomènes de condensation
constituent également un milieu
propre à la croissance des moisissures
mais également à l’origine de la
dégradation des matériaux, qui peuvent
provoquer la libération de polluants ou
composants allergisants (phtalates,
formaldéhyde…).

Principe de diffusion
de la vapeur d’eau dans
l’enveloppe du bâtiment
De la même manière qu’une paroi
exposée sur ses deux faces à des
températures différentes va chercher
à équilibrer les températures en créant
un flux de chaleur, une paroi exposée
sur ses deux côtés à une différence
de tension de vapeur d’eau, va créer
un flux de vapeur d’eau.
En hiver, l’air des locaux chauffés et
habités contient plus de vapeur d’eau que
l’air froid extérieur. La pression est donc
plus forte à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Cette différence de pression explique la
migration de la vapeur et, dans le cas
présent, le sens de cette migration qui
va de l’intérieur vers l’extérieur. Sous
certaines conditions, cette vapeur d’eau
peut se condenser à l’intérieur du mur
et être la cause de désordres.
La conception d’une paroi ou dans
notre cas d’un joint doit donc prendre
en compte ce risque, en tentant d’éviter
cette condensation interne. Si cette
dernière se produit quand même,
on choisira des matériaux ouverts
à la vapeur d’eau, acceptant une
certaine humidification sans engendrer
de problèmes et qui conservent leurs
autres caractéristiques techniques.
De fait, l’air de l’atmosphère et celui
contenu dans les matériaux de
construction en particulier, se saturent
en eau en fonction de la température
en donnant du brouillard.

Un air intérieur de 21°C ayant une humidité
relative de 60% contient 9,4 g de vapeur
d’eau par kg d’air sec. Cet air venant lécher
une fenêtre simple vitrage, dont la surface
est, en hiver, à une température d’environ
10°C, sera saturé avec seulement 7,8 g de
vapeur d’eau par kg d’air sec. Il y a donc
condensation superficielle sur la vitre, sous
forme de buée, représentant les 1,6 g/kg
« en trop » (9,4 g/kg-7,8 g/kg = 1,6 g/kg) cf.
diagramme de Mollier ci-dessus.
Nous voyons que l’air intérieur est saturé
et condense s’il rencontre une surface
à une température inférieure à 13°C.
Dans une paroi exposée à une température
intérieure de 21°C et à une température de
0°C à l’extérieur, il y aura inévitablement
une tranche du mur à moins de 13°C.

Cela implique-t-il que l’air qui
migre dans ce mur va condenser
à cet endroit ?
Pas obligatoirement car cela dépend
de la composition de la paroi et de
la capacité qu’ont les matériaux
qui la constituent à organiser un
« freinage » adapté à cette migration
de vapeur. Le principe étant, en
partant de l’intérieur, d’avoir un
freinage plus marqué au début, pour
ensuite le rendre de moins en moins
opérant en allant vers l’extérieur, de
manière à ce que le débit mesuré de
vapeur d’eau qui arrive à pénétrer
dans le mur, soit de moins en
moins contraint et s’écoule le plus
facilement possible vers l’extérieur.

Gestion de l’humidité dans les joints de fenêtres

le matériau. Elle dépend directement de
l’épaisseur du matériau. La relation entre
Sd et µ est : Sd=µ x e où e est l’épaisseur
du matériau considéré (en mètres).

Cette capacité des matériaux à laisser
passer plus ou moins facilement la
vapeur d’eau, ou à freiner plus ou moins
fortement son passage, s’exprime par
2 caractéristiques intrinsèques :

La valeur Sd est la lame d’air ou épaisseur
d’air équivalente d’un matériau, c’est-àdire l’épaisseur d’air qui aurait la même
résistance à la diffusion de vapeur que

• le coefficient µ : coefficient de
résistance à la diffusion de vapeur,

Exemples de valeurs pour les produits de construction les plus courants
MATÉRIAUX

• la valeur Sd : lame d’air ou épaisseur
d’air équivalente d’un matériau.

épaisseur (mm)

µ

Sd (m)

-

infini

infini

Film polyéthylène

0,3

100 000

300

Béton banché

400

80

32

Membrane EPDM

0,7

32 000

22

Verre cellulaire, verre, métal

Le coefficient de résistance à la
diffusion de vapeur (µ) d’un matériau
indique dans quelle mesure la vapeur
d’eau traverse plus difficilement ce
matériau que l’air. Le coefficient µ de
l’air étant de 1, la valeur µ d’un matériau
est toujours supérieure à 1.

15

Mastic silicone

5

15

1000

5

Brique

400

7,5

3

OSB

15

175

2,6

Polystyrène expansé

20

60

1,2

Mousse polyuréthane (type FM330)

40

25

1

Plaque de plâtre

10

8

0,08

Que se passe-t-il dans les joints
autour des fenêtres ?

Dans cet exemple classique en période froide (Tint. > Text.), en partant
de l’intérieur, le freinage est effectivement fort au début (10 m avec membrane
Duo) puis de plus en plus faible à mesure que l’on va vers l’extérieur
(d’abord 1 m avec la mousse élastique et 0,14 m pour finir avec l’illmod 600).
Ce système permet une évacuation de l’humidité vers l’extérieur.

illmod 600
extérieur

Perméabilité à la vapeur d'eau

Mousse expansive élastique

Membrane Duo

PRODUIT
illmod 600 (20/5-11)

Sd
0,14 m

Mousse élastique
(40 mm d’épaisseur environ)

1m

Membrane Duo

10 m

Dans le cas d’une utilisation de bande multifonction comme l’illmod Trio très
ouvert à la vapeur d’eau, ce principe reste vrai avec une valeur de perméabilité
à l’intérieur de 0,23 m et une valeur côté extérieur de 0,09 m donc plus ouvert.

intérieur

Évolution du Sd de la Membrane Duo en fonction de l’humidité relative ambiante
Sd (m)

Pour rendre cette gestion de la vapeur encore plus
performante, la société Tremco illbruck a développé une
membrane à perméabilité variable de 0.14 à plus de 10 m :
La Membrane Duo (cf graphe ci-contre).

16
14
12
10
8
6
4
2
0

0

10

20

30

40

50

60

70

80

90

100

En plus de sa fonction d’étanchéité à l’air, la membrane Duo
permet donc également de réguler l’humidité autour du joint
toute l’année, en hiver en se fermant pour freiner la diffusion
naturelle de l’intérieur vers l’extérieur et en été en s’ouvrant
pour accélérer la diffusion naturelle vers l’intérieur.

Humidité relative (en %)

|

17

Joints de menuiseries BBC : un concept à 3 barrières

Côté extérieur
Il est nécessaire d’éviter toute infiltration d’eau dans le bâtiment sous l’effet conjugué de la pluie et du vent.
• Cette étanchéité à la pluie battante classe 1 - 600Pa selon la norme NF P 85-870 est assurée
par le système d’étanchéité illmod 600 - illbruck TP600 (cf. pages 20 & 21).

Étanchéité
à l’eau

Pour répondre à toutes les exigences du Label BBC Effinergie et de la RT Grenelle Environnement 2012, les calfeutrements
des joints de menuiseries extérieures doivent assurer une triple barrière. Cette triple barrière est généralement assurée au
moyen de 3 produits :

Côté
extérieur

Il est indispensable d’assurer une continuité d’isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment pour éviter
tout pont thermique par le joint entre le gros-œuvre et la menuiserie.
• Cette isolation thermique peut être réalisée au moyen de produits aussi différents que la ouate de cellulose,
la laine de bois, la laine de roche… mais idéalement le meilleur compromis entre facilité d’application,
hygiène & sécurité et performances est la Mousse Élastique - illbruck FM 330 (cf. pages 20 & 21).
Cette mousse souple assure également une bonne isolation phonique entre l’extérieur et l’intérieur en
réduisant notamment la transmission des bruits aériens (musique, circulation routière, ferroviaire, aérienne…).

Isolation
thermique

Au milieu du joint

Côté intérieur
Il faut satisfaire les exigences du label BBC EFFINERGIE (RT Grenelle Environnement 2012), en obtenant
au Test de la Porte Soufflante, un indice de perméabilité à l’air du bâtiment (Q 4PaSurf ) compris entre
0,6 et 1 m3/(h.m²) pour la plupart des bâtiments.
• Cette étanchéité à l’air est obtenue au moyen de la membrane Duo - illbruck ME500 (cf pages 21 & 22).

Étanchéité
à l’air

Au milieu
du joint

Côté
intérieur

En outre, le joint ainsi traité doit rester
perméable à la vapeur d’eau générée
dans le bâtiment, afin qu’elle puisse
être évacuée vers l’extérieur, sans
risque de condensation dans l’isolant
(cf. page 17).

En lieu et place de ces systèmes
à 3 produits, Tremco illbruck
a développé une solution 3 en 1,
c’est à dire un produit unique qui assure
à lui seul ces 3 barrières : illmod Trio
(cf. pages 23 & 25).

Cependant, contrairement aux solutions
« classiques » évoquées ci-dessus,
ce dernier ne s’applique pas dans tous
les cas de figure (pose en applique,
jeux de pose insuffisants, largeur de
profilé de menuiserie trop faible < 58
mm, température ambiante élevée…).
Un guide de choix vous est donc
proposé page 20, pour déterminer
la solution la plus appropriée
à votre ouvrage.

18 |

Côté extérieur :
étanchéité à l'eau

Milieu du joint :
continuité
d'isolation
thermique
et phonique

Côté intérieur :
étanchéité à l'air

Perméabilité à la vapeur d'eau

extérieur

intérieur

SOLUTION

3 barrières = 3 produits

Solution « 3 en 1 »

illmod 600
illbruck TP600

Mousse élastique
illbruck FM330

illmod Trio
illbruck TP650

Membrane Duo
illbruck ME500

|

19

Solutions d’étanchéité BBC : guide de choix

Le tableau ci-dessous vous indique les
solutions Tremco illbruck envisageables
en fonction du type de construction
considéré et de la façon dont doivent
être posées les menuiseries.

Thermographie autour d’une fenêtre mal étanchée

Types de pose des menuiseries
Applique
intérieure

Ces solutions sont décrites plus en
détail dans la suite de cette brochure
et étayées de schémas de principe.
Toutefois ces schémas n’étant pas
exhaustifs, nous sommes à votre
disposition pour étudier les particularités
de vos projets. N’hésitez pas à nous
contacter, nos coordonnées figurent
au dos de ce document.

Toutes les solutions possibles pour
les Bâtiments à Basse Consommation
et conformes à la RT 2012 sont
représentées par des ronds verts .
Cependant la solution que nous
recommandons, c’est-à-dire la solution
idéale de notre point de vue pour
l’application envisagée, est représentée
par le pictogramme
.

Applique
extérieure

Si ce pictogramme est suivi de la
mention « +  P  », cette solution est
suffisamment performante pour non
seulement répondre aux exigences
de la RT 2012, mais aussi à celles
(plus élevées ) des Maisons Passives.

Tunnel

Feuillure

TYPE DE
CONSTRUCTION

Ces solutions permettent toutes
d’obtenir d’excellents résultats au Test
de la Porte Soufflante, pour autant que
l’installation de ces produits soit réalisée
dans les règles de l’art, conformément
à nos instructions de pose ou cahiers
des charges SOCOTEC. Dans ces
conditions, nos produits / systèmes
bénéficient d’une garantie de 10 ans.

Les cases non renseignées
correspondent à des applications
impossibles du système considéré
dans l’application envisagée.

TYPE DE POSE
DES MENUISERIES
Applique
intérieure

Applique
extérieure

Tunnel

Pose d’illmod Trio

SOLUTIONS BBC TREMCO / ILLBRUCK
Feuillure

illmod 600 /
Mousse élastique /
Membrane Duo

Membrane Duo /
Mousse élastique /
Membrane Duo

illmod Trio
+

Maison à ossature bois

+

P

P

Isolation thermique
par l’intérieur
(construction traditionnelle)

Isolation thermique
répartie

+

Isolation thermique
par l’extérieur
Rénovation
Consultez les pages 26 à 29, pour les descriptifs-types :

20 |

BBC - RT 2012

+

P

+

P

+ P
D1
Solution BBC-RT2012 recommandée pour cette application

P
(Trio PA)

+ P
D2

D3

P Solution adaptée aux Maisons Passives

illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo

illmod 600
Avantages
• Étanchéité à la
pluie battante
(classe 1 - 600Pa)
• Résistance aux UV
et aux intempéries
• Perméabilité à la
vapeur d’eau
• Bonnes performances
acoustiques

Étanchéité à l’eau

illmod 600 est une mousse de
polyuréthane autoadhésive sur une
face, imprégnée de résine synthétique
stable (exempte de cire et de bitume).
Elle ne fonctionne pas par adhérence
mais par décompression, ce qui lui
confère, entre autres, une excellente
durabilité.

Cahier des charges

Côté
extérieur

Mousse élastique

(1)
(2)

Avantages
• Faible post-expansion
• Haut degré d’élasticité
(+ de 35 %)
• Bon coefficient
d’isolation thermique

HCFC : HydroChloroFluoroCarbures
HFC : HydroFluoroCarbures

Isolation
thermique(3)

Mousse de polyuréthane expansive
de haute qualité, mono-composante,
sans HCFC(1), ni HFC (2), polymérisant
avec l’humidité. Parfaitement adaptée
à l’isolation des joints pouvant subir
des dilatations et à la construction bois.

Au
milieu

Membrane Duo

• sur un bord, d’une bande adhésive
simple ou double-face, permettant
d’assurer la liaison avec les surfaces
lisses (menuiseries PVC, aluminium,
bois, bois peint...) ;
• sur l’autre bord, soit :
- d’un adhésif butyle, pour permettre
son collage sur des surfaces
poreuses (béton),
- d’une grille plastique, permettant
sa fixation avec un mortier.
- nu et liaisonné à l’aide de la colle OT300.

(3)

Avantages
• Étanchéité à l’air
• Étanchéité à la pluie
battante ( 600Pa)
• Perméabilité à
la vapeur d’eau,
variable en fonction de
l’humidité ambiante :
évite toute condensation
dans le joint

Étanchéité à l’air

Film de polyéthylène copolymère associé
à un non-tissé, muni :

Côté
intérieur

La continuité d’isolation thermique et phonique est importante. Elle peut être réalisée au moyen de produits aussi différents
que de la ouate de cellulose, de la laine de bois, de la laine de roche... Nous avons choisi la mousse élastique pour son
excellent compromis entre facilité d’utilisation et performances.

|

21

Membrane Duo / Mousse élastique / Membrane Duo

Membrane Duo / Mousse élastique / Membrane Duo
La membrane Duo de Tremco illbruck
est une membrane d’étanchéité pour
les menuiseries extérieures, unique
en son genre par ses performances,
du fait qu’elle peut être utilisée aussi
bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Ainsi, le joint conserve, été comme
hiver, son degré d’isolation thermique
et ne risque pas de se dégrader (pas
de condensation, pas de moisissures).
* Sd = épaisseur de couche d’air de diffusion
équivalente (cf. page 17).

En effet, grâce à son Sd* variable,
en fonction de l’humidité relative
de l’air, elle permet l’assèchement
permanent du joint dans les 2 sens,
et ce quelles que soient les conditions
d’humidité et de température de part
et d’autre du joint.

Pose en tunnel

Pose en tunnel avec système ITE
extérieur

extérieur

Membrane Duo
Membrane Duo

illmod 600

Mousse expansive élastique

Mousse expansive élastique
Membrane Duo

Membrane Duo

22 |

intérieur

intérieur

illmod Trio

illmod Trio, la solution « 3 en 1 »
illmod Trio est une mousse de
polyuréthane autoadhésive sur une
face, imprégnée de résine synthétique
stable (exempte de cire et de
bitume), qui lui confère les principales
caractéristiques suivantes :
• étanchéité à l’air et la pluie battante
(600Pa)
• résistance aux UV et aux intempéries

Cahier des charges

• perméabilité à la vapeur d’eau
régulée, quelles que soient les
conditions climatiques
• excellent isolant thermique
• hautes performances acoustiques

Avantages
• Assure à lui-seul l’étanchéité
et la continuité d’isolation
thermique des joints
périphériques autour des
menuiseries extérieures posées
en tunnel
• Étanchéité à l’air et la pluie
battante 600Pa
• Pose très rapide
• Ne fonctionne pas par adhérence
mais par décompression
permanente sur les lèvres
du joint

Joint terminé

illmod Trio PA, pour pièce d’appui
Lorsque l’installation d’illmod Trio n’est
pas possible en pièce d’appui :
• largeurs de rejingots trop faibles
(comprises entre 40 et 70 mm),
• pas de possibilité d’utiliser des pattes
de fixation pour le calage en partie
basse (cf. page 24).
On applique en lieu et place l’illmod Trio
PA (pour pièce d’appui).

Cahier des charges

illmod Trio PA présente les mêmes
caractéristiques d’étanchéité à l’air
et à la pluie battante qu’illmod Trio et
permet la mise en place de cales ; en
revanche, compte-tenu de sa largeur
moindre, l’isolation thermique est un
peu moins élevée qu’avec illmod Trio.
En outre, sa vitesse de décompression
est plus rapide.
NB : illmod Trio PA peut également être
utilisé pour réaliser l’étanchéité entre
la menuiserie et le mur dans une pose
en applique à condition que l’aile de
recouvrement de la menuiserie soit de
largeur suffisante (cf. exemple page 32).
|

23

illmod Trio : principe de calage

Il existe 2 solutions principales pour le
calage et la fixation des menuiseries dans
le cas de pose en tunnel avec le système
d’étanchéité illmod Trio.

En partie basse
• Calage traditionnel, pour les dormants
de grande largeur (> 70 mm), avec des
cales de 5 mm minimum pour assurer
la reprise verticale des charges,
au droit des montants du dormant
(avec la version Trio PA).

extérieur

intérieur
illmod Trio PA
Cale
Pare-vapeur

illmod 600
Bande
resiliente
en fibre
de bois

Pare-pluie
Rejingot
> 40 mm

• Calage et fixation au moyen d’une patte de fixation réglable en hauteur.

extérieur

intérieur

Bavette
métallique

Patte de
fixation et
de calage

Enduit extérieur

illmod Trio peut être traversé sans déterioration
par des vis de fixation.

En aucun cas le calage ne doit être réalisé sur la totalité de la largeur de l’illmod Trio.

24 |

illmod Trio

Tablette
de finition

et xation de la menuiserie

Sur les côtés
• Calage traditionnel pour les dormants de grande largeur (> 70 mm).
• Calage et fixation par fixation réglable.
Fixation par vis de réglage

Fixation par vis de réglage à double filetage

En aucun cas le calage ne doit être réalisé sur la totalité de la largeur de l’illmod Trio.

Rappel réglementaire sur la fixation des menuiseries
Conformément au DTU 36-5 et au
Cahier 3625 du CSTB, la répartition
des fixations des montants et traverses
de menuiseries extérieures doit être
réalisée selon les principes ci-dessous,
et avec un minimum de 3 fixations
par châssis :

• Pour les portes-fenêtres coulissantes,
la fixation au droit des points de
fermeture doit être faite de telle façon
que le dormant ne subisse pas de
déformation locale pouvant entraîner
une déterioration des habillages
ou enduits intérieurs.

• Pour les fenêtres composées,
il peut y avoir concentration
d’efforts dûs au vent, auquel cas
les fixations doivent être renforcées
et généralement disposées au
voisinage des axes de rotation ou des
points de condamnation, en particulier
pour les portes-fenêtres coulissantes.

D’autres principes de fixation, que ceux préconisés dans le DTU 36-5, sont envisageables et définis dans les Avis Techniques
(ATE) ou dans les Documents Techniques d’Application (DTA) des menuiseries.

NB : le traitement des seuils handicapés est également défini dans les Avis Techniques des menuiseries ou dans les Documents Techniques
d’Application.

|

25

Descriptifs-types / Préambule commun à tous les systèmes

Étanchéité des menuiseries extérieures dans les Bâtiments Basse Consommation
d’énergie (BBC - RT 2012), passifs ou à énergie positive (BEPOS)
Généralités
La réalisation de l’étanchéité se fera en
respectant quelques grands principes
mis en évidence sur le schéma ci-contre :

extérieur

• assurer une parfaite continuité de
l’étanchéité à l’air et à l’eau malgré
les mouvements liés à la dilatation
des matériaux ;
• empêcher la condensation
c’est-à-dire l’accumulation de vapeur
d’eau dans le joint, en ayant une
gestion intelligente de la diffusion
de vapeur d’eau ;

Milieu du joint :
continuité
d'isolation
thermique
et phonique

• assurer une continuité de l’isolation
thermique et acoustique.

Côté intérieur :
étanchéité à l'air

L’ensemble de ces propriétés devant
rester pérenne au cours du temps.

Traitement de
l’étanchéité à l’air
Le traitement de l’étanchéité à l’air est
primordial.
Le vent exerce sur les façades des
pressions qui favorisent les transferts
aérauliques entre l’extérieur et
l’intérieur du bâtiment. Ces transferts
se produisent dès que ces pressions
ou dépressions sont supérieures à
celles engendrées par le système de
ventilation. Le renouvellement d’air
qui en résulte se superpose donc
à celui du système de ventilation
mécanique et entraîne des déperditions
supplémentaires et aléatoires.
Un soin particulier sera apporté
au niveau des calfeutrements et
scellements des menuiseries extérieures
pour éviter des entrées d’air parasites,
néfastes au bon fonctionnement
du système de ventilation mis
en place et préjudiciables en terme
de consommation d’énergie.
26 |

Perméabilité à la vapeur d'eau

Côté extérieur :
étanchéité à l'eau

intérieur

Concernant la mise en œuvre, des
détails constructifs seront proposés
par l’équipe de conception en phase
d’exécution. Il est absolument
nécessaire de s’y référer.

Les tests d’étanchéité à l’air ou
infiltrométrie sont à la charge du maître
d’ouvrage, cependant les entreprises
devront mettre à disposition les locaux
à tester, afin que les essais puissent se
dérouler dans des conditions optimum.

Test de l’étanchéité
à l’air de l’enveloppe bâtie

Afin de détecter et de pouvoir corriger
les éventuelles fuites constatées lors de
ce test, il sera procédé à un repérage de
ces fuites à la main, via un anémomètre
ou encore à l’aide d’une caméra
thermique concomitamment aux
tests d’infiltrométrie.

Deux tests d’étanchéité à l’air de
l’enveloppe (porte soufflante ou blower
door) sont à prévoir, en conformité
avec les procédures de la norme
d’infiltrométrie NF EN 13829 :
• Le premier test devra être exécuté
une fois le clos couvert réalisé et
l’étanchéité à l’air de l’enveloppe
du bâtiment entièrement traitée.
• Le second test devra être exécuté
lors des opérations de réception.

OBJECTIF : perméabilité à l’air globale
Q4PaSurf ≤ x*(m3/h/m2)
*Valeur à stipuler par le maître d’œuvre.

Par exemple selon la RT 2012 :
Q4PaSurf ≤ 0,6 m3/h/m2 pour le logement
individuel.
Q4PaSurf ≤ 1 m3/h/m2 pour le logement
collectif.

Descriptif-type D1

Pour chaque type de construction et chaque type de pose des menuiseries envisagés, il existe une solution Tremco illbruck
appropriée. Reportez-vous au Guide de choix de la page 20, puis au descriptif-type ci-dessous correspondant : D1, D2 ou D3
(cf page 27 à 29). Pour tout conseil complémentaire ou cas particulier, contactez votre conseiller technico-commercial.

(D1) Système d’étanchéité à 3 barrières réalisées au moyen de 3 produits
NB : Ce système fonctionne dans tous
les cas de figure, quels que soient le
type de construction (maison à ossature
bois, isolation thermique répartie, ITE,
isolation thermique par l’intérieur*),
et le type de pose des menuiseries
(applique extérieure, tunnel, feuillure,
applique intérieure*), en neuf comme
en rénovation (cf Guide de choix page 20).
Pour remplir toutes les fonctions, il sera
mis en œuvre un système d’étanchéité
à trois barrières.
Concernant la mise en œuvre, des
détails constructifs seront proposés
par l’équipe de conception en phase
d’exécution. Il est absolument
nécessaire de s’y référer.
Les plans d’étanchéité y seront
parfaitement identifiés, distincts,
continus et cohérents.

Une attention toute particulière
sera apportée afin que la barrière
d’étanchéité à l’air au droit de la
menuiserie soit parfaitement en
continuité avec l’étanchéité à l’air
de l’enveloppe du bâtiment.
Il sera alors réalisé :
• Côté extérieur : la Protection
contre les intempéries.
Il doit être étanche au vent et à la pluie
battante, mais favoriser la diffusion
de vapeur d’eau. On emploiera
un produit de type :
Bande de mousse imprégnée
pré-comprimée illbruck TP600 illmod 600, de Classe 1 suivant
la norme NF P 85-570.
• Milieu du joint : la Continuité
d’isolation thermique et acoustique.

* À ce titre, la pose en applique intérieure “traditionnelle”
et encore très courante en France (contrairement au reste
de l’Europe), n’offre pas systématiquement toutes les
garanties d’une parfaite continuité d’étanchéité à l’air
et n’est pas, à notre avis, à recommander dans
les constructions BBC.

La zone doit être entièrement remplie,
de préférence sans découpe, cette
performance doit être durable dans le
temps, le produit utilisé doit donc être
capable d’assurer ses performances

y compris en cas de mouvements
des matériaux et sera de type :
- Mousse expansive élastique
en aérosol illbruck FM310 Mousse élastique.
• Côté intérieur : l’Étanchéité à l’air
et résistance à la pression de vapeur
plus élevée que l’étanchéité côté
extérieur, sera assurée au moyen
d’un produit de type :
- illbruck ME500 - Membrane Duo
Membrane pliable, imperméable à l’air
et à perméabilité variable à la vapeur
d’eau, afin de réguler la diffusion de
vapeur d’eau. La liaison sera assurée
d’une part au moyen d’une bande
autocollante pour le collage sur le
cadre de la fenêtre. Et d’autre part
pour le raccordement au mur, soit :
- collée avec illbruck OT300,
- prééquipée de bande
autocollante butyle,
- prééquipée d’une grille
recevant un mortier.

Exemples de cas de pose :
extérieur

extérieur
illmod 600

extérieur
illmod 600

Pare-pluie

Coup de truelle

Mousse expansive élastique

Mousse expansive
élastique
illmod 600

Pare-vapeur

Membrane Duo

Membrane Duo
intérieur

Mousse expansive élastique

Membrane Duo
intérieur

intérieur

|

27

Descriptif-type D2

(D2) Installation d’une menuiserie dans/sur un mur
recevant un enduit réalisant l’étanchéité à l’air intérieure du mur
Pour remplir toutes les fonctions,
il sera mis en œuvre un système
d’étanchéité à trois barrières.
Concernant la mise en œuvre,
des détails constructifs seront
proposés par l’équipe de
conception en phase d’exécution.
Il est absolument nécessaire
de s’y référer.
Les plans d’étanchéité y seront
parfaitement identifiés, distincts,
continus et cohérents.
Une attention toute particulière
sera apportée afin que la barrière
d’étanchéité à l’air au droit de la
menuiserie soit parfaitement en
continuité avec l’étanchéité à l’air
de l’enveloppe du bâtiment.

Il sera alors réalisé :
• Côté extérieur : la Protection
contre les intempéries.
Il doit être étanche au vent et à la pluie
battante, mais favoriser la diffusion
de vapeur d’eau. On emploiera
un produit de type :
- Bande de mousse imprégnée
pré-comprimée illbruck TP600 illmod 600, de Classe 1 suivant
la norme NF P 85-570.
• Milieu du joint : la Continuité
d’isolation thermique et acoustique.
La zone doit être entièrement remplie,
de préférence sans découpe, cette
performance doit être durable dans
le temps, le produit utilisé doit donc
être capable d’assurer ses
performances y compris en cas
de mouvements des matériaux
et sera de type :
- Mousse expansive élastique
en aérosol illbruck FM310 Mousse élastique.

extérieur
illmod 600
Mousse
expansive
élastique

Membrane Duo avec grille
intérieur

28 |

• Côté intérieur : l’Étanchéité à l’air
et résistance à la pression de vapeur
plus élevée que l’étanchéité côté
extérieur.
illbruck ME500 - Membrane Duo,
membrane pliable imperméable à
l’eau, à l’air et résistant à la diffusion
de vapeur d’eau, ce qui permettra de
réguler les quantités de vapeur d’eau.
La liaison sera assurée au moyen :
- d’une bande autocollante pour le
collage sur le cadre de la fenêtre et,
- d’une grille recevant un mortier
pour le raccordement sur le mur.

Descriptif-type D3

(D3) Cas de la pose « entre tableaux » ou « en tunnel »
Dans ce cas, il sera utilisé une
solution « 3 en 1 », de type
illbruck TP650 - illmod Trio.

Exemple de cas de pose :

Il s’agit d’une mousse de
polyuréthane imprégnée de résine
synthétique et enduite d’un traitement
spécial permettant de réaliser à elle
seule et en une seule opération :
• l’étanchéité à la pluie battante,
• l’isolation autour de la fenêtre,
• l’étanchéité à l’air, tout en restant
ouvert à la diffusion de vapeur d’eau.
Dans le cas d’une construction
bois, pour assurer une parfaite
continuité, pare-vapeur et pare-pluie
viendront se raccorder sous illbruck
TP650 - illmod Trio. Pour les seuils
plus petits la version illbruck TP651 illmod Trio PA sera utilisée (cf. dernier
schéma bas de page ci-contre).

extérieur

intérieur
illmod Trio PA
Cale
Pare-vapeur

illmod 600
Bande
resiliente
en fibre
de bois

Pare-pluie
Rejingot
> 40 mm

|

29

Exemples d’application : Maison à Ossature Bois

Pose en tunnel avec illmod Trio
Coupe horizontale
Panneau de contreventement

Habillage de façade
extérieur

Pare-pluie
illmod Trio

Pare-vapeur

intérieur

Détail sur coffre de volet roulant
Pare-pluie

Il est souhaitable de liaisonner le pare-vapeur intérieur (voire
le pare-pluie extérieur) dans la zone de pose de l’illmod Trio
pour assurer une parfaite étanchéité à l’air de enveloppe du
bâtiment et ce notamment dans le cas de préfabrication de
panneaux ou murs en atelier.

Parevapeur

extérieur

intérieur
illmod Trio

Partie basse avec Trio PA

extérieur

intérieur
illmod Trio PA
Cale
Pare-vapeur

illmod 600
Bande
resiliente
en fibre
de bois

Pare-pluie
Rejingot
> 40 mm

30 |

Pose en feuillure avec illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo
Coupe horizontale
extérieur

Pare-pluie

illmod 600

Pare-vapeur
Membrane Duo
Mousse expansive élastique

intérieur

Principe au droit des pattes de fixation : étanchéité à l’air sous la fixation

Principe de fixation

Principe au droit des pattes de fixation :
étanchéité à l’air par dessus la fixation

extérieur

extérieur

intérieur

intérieur

Étanchéité à l’air sous la fixation

Étanchéité à l’air par-dessus la fixation

Partie basse

Cale
illmod 600
Membrane
Duo

Bavette métallique

illmod 600

Pare-vapeur

Bande resiliente
en fibre de bois
Pare-pluie

intérieur

extérieur
|

31

Isolation Thermique par l’Extérieur (ITE)

Pose en tunnel avec illmod Trio
Coupe horizontale

Partie basse
extérieur

intérieur

Bavette
métallique

Patte de
fixation et
de calage

Enduit extérieur

illmod Trio

Tablette
de finition

Pose en applique extérieure avec illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo
Coupe horizontale - Variante 1
Isolation Thermique
par l'Extérieur (ITE)

Coupe horizontale - Variante 2
extérieur

extérieur

illmod 600

illmod 600
Membrane Duo

Membrane Duo avec grille
Enduit intérieur
Mur en agglos ou en brique

intérieur

Patte de fixation

Béton banché

intérieur

Pose en applique extérieure avec illmod Trio PA
Coupe horizontale

Partie haute

Partie basse
Partie basse

extérieur

extérieur

intérieur

extérieur

intérieur
Patte de fixation

Patte de
fixation

Béton banché

illmod Trio PA

Enduit
extérieur
Patte de
fixation

Illmod Trio PA
Béton banché

32 |

intérieur

Enduit
extérieur
illmod Trio PA
Membrane
EPDM

Béton banché

Isolation Thermique Répartie (ITR)*
* Brique ou béton cellulaire

Pose en tunnel avec illmod Trio
Coupe horizontale
extérieur
Enduit extérieur
Béton cellulaire

Brique

Enduit intérieur

illmod Trio

intérieur

Pose en feuillure avec illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo
Coupe horizontale

Détail sur coffre de volet roulant
extérieur
Béton cellulaire

Enduit
intérieur

Enduit extérieur

Mousse expansive élastique
illmod 600

Membrane
Duo avec
grille

Mousse
expansive
élastique
intérieur
Enduit intérieur

Brique

Enduit
extérieur

illmod 600
extérieur

Membrane Duo avec grille
intérieur

|

33

Isolation Thermique par l’Intérieur (ITI)

Pose en tunnel avec illmod Trio
La pose en applique intérieure « traditionnelle », et encore très
courante en France (contrairement au reste de l’Europe), n’offre
pas systématiquement toutes les garanties d’une parfaite
continuité d’étanchéité à l’air, et n’est donc pas, à notre avis, à
recommander dans les constructions à hautes performances
énergétiques.
Une alternative performante peut être la pose en tunnel, comme
représenté ci-contre.

Coupe horizontale
extérieur

Béton banché

illmod Trio

intérieur

Pose en applique intérieure avec illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo
Coupe horizontale - Variante avec vide technique pour passage de fluides
extérieur

La conception avec un vide technique présentée
ci-contre a le double avantage:

Béton banché

• d’identifier clairement le plan d’étanchéité
à l’air donc d’en assurer sa continuité,

illmod 600

• de réserver un espace pour le passage des câbles, gaines etc.
Elle est donc la moins mauvaise des solutions dans le cas
d’une pose en applique intérieure.

Vide technique

Membrane Duo

intérieur

Principe au droit des pattes de fixation : étanchéité à l’air sous la fixation

Principe de fixation

Principe au droit des pattes de fixation :
étanchéité à l’air par dessus la fixation

extérieur

extérieur

intérieur

intérieur

34 |

Étanchéité à l’air sous la fixation

Étanchéité à l’air par-dessus la fixation

Rénovation

Pose en tunnel avec illmod 600 / Mousse élastique / Membrane Duo
Coupe
horizontale
Rénovation
- Pose en tunnel ou entre tableaux - Coupe horizontale
illmod 600

extérieur

Membrane Duo
Mousse expansive
élastique

intérieur

Pose en tunnel avec Membrane Duo /
Mousse élastique / Membrane Duo

Pose en feuillure avec illmod 600 /
Mousse élastique / Membrane Duo

Coupe horizontale

Coupe horizontale
Enduit extérieur

extérieur

extérieur
illmod 600

Membrane Duo avec grille
Mousse
expansive
élastique

Mousse
expansive
élastique

Membrane Duo avec grille
Membrane Duo

intérieur
intérieur

|

35

Amener la performance sur les chantiers

Exemple d’une maison
construite selon le standard
BBC Effinergie
• Maître d’ouvrage :
M.et Mme REYNAUD (44-Nantes)
• Assistance à la Maîtrise d’Ouvrage,
Conseil Environnement et Santé :
Wigwam (44)
• Entreprise de charpente
& menuiserie :
LCA Bonnin Charboneau (85)
• Date de réalisation :
2009
Le secteur de la construction a
amorcé sa révolution énergétique.
Suite au Grenelle de l’Environnement,
l’objectif affiché est le niveau BBC
Effinergie en 2012 pour les bâtiments
neufs. Ceci implique non seulement
un changement drastique dans les
pratiques, les procédés et les matériaux
employés, mais aussi une nouvelle
façon d’associer les compétences et de
renforcer les synergies professionnelles,
pour amener la performance sur
les chantiers.
C’est dans ce contexte que Tremco
illbruck travaille depuis maintenant
5 ans avec la société Wigwam
et contribue ainsi à développer

36 |

puis faire connaître aux professionnels
les techniques d’étanchéité autour
des menuiseries, les plus efficaces.
Co-fondatrice de la société de conseil
et de formation Wigwam, Marika
Frenette, architecte urbaniste
franco-canadienne, est spécialisée
notamment en étanchéité à l’air
dans les constructions bois.
Wigwam accompagne les
professionnels : maîtres d’ouvrages
publics et privés, architectes,
économistes, constructeurs bois,
entreprises..., dans leur démarche
de construction basse consommation,
performante et respectueuse

de l’environnement, avec un coût
maîtrisé. Marika Frenette se décrit
comme une « facilitatrice » qui peut
parler avec tous les experts afin de leur
mettre les critères de la décision finale
entre les mains en leur disant : « voilà,
nous avons besoin de telle exigence,
comment en tant qu’experts pouvezvous y répondre ? » et en cela,
« on change fondamentalement les
règles du jeu dans la méthodologie
d’organisation de la maîtrise d’ouvrage
comme de la maîtrise d’œuvre : parce
que nous agissons avec l’ensemble des
acteurs, avec une méthode intégrée
qui permet une réelle optimisation
des projets ».

Pose des fenêtres

Utilisation du système d’étanchéité illmod Trio, sur une fenêtre posée en tunnel

Mise en place

Vue de l’extérieur

Mise en œuvre du système d’étanchéité : illmod 600 / mousse expansive élastique / Membrane Duo

Installation de l’illmod 600 et de la membrane Duo
au pourtour de la menuiserie

Extrusion de la mousse expansive
élastique illbruck par un applicateur
de la société LCA

Variante avec isolation
en laine de mouton

Châssis installé

Contrôle de l’étanchéité à l’air avec le test
de la porte soufflante

Membrane Duo en attente pour raccordement ultérieur
au pare-vapeur intérieur

Mise en évidence d’un défaut d’étanchéité
entre dormant et ouvrant de la menuiserie

|

37

Prochaine étape : RT 2020 - Maison Passive et BEPOS

La Maison Passive désigne un concept
de bâtiment*, qui assure un climat
intérieur confortable en été comme en
hiver, sans avoir recours à un système
de chauffage** ou de refroidissement
conventionnel, et dont la consommation
énergétique au m² est très basse.
La technique de construction d’une
maison passive est libre : de la
construction métallique à celle en
paille, en passant par l’habituel béton
et le bois… artisanale ou industrielle,
mais elle doit être très précise et très
soignée.
Ce concept d’habitat énergétiquement
performant a été développé en Europe
à partir des années 1970, d’après des
normes très exigeantes et adaptées
aux pays froids. Un premier label a
été formalisé dès1988. La maison
passive s’est ensuite développée avec
le soutien de l’Union Européenne,
et du programme CEPHEUS (Cost
Efficient Passive Houses as EUropean
Standards), qui a validé le concept au
cours de l’hiver 2000 - 2001 . Pour le
climat méditerranéen, un référentiel
spécifique « Passivhaus modifié »
a été étudié de 2005 à 2007 par le
Consortium européen Passive-On mais
n’a pas abouti, pour l’instant, à un label
spécifique. Il s’agit de définir comment
prendre en compte les niveaux d’apport
solaire beaucoup plus importants dans
le Sud de l’Europe, qui réduisent les
charges thermiques en hiver, mais
augmentent les problèmes de confort
d’été.

Aujourd’hui, une maison passive peut être
certifiée en France selon différents labels :
Passivhaus
délivré par La Maison
Passive France
Minergie-P
(comme Passif)
délivré par Prestaterre
BBC Effinergie
et bientôt aussi
Effinergie +
(disponible chez les
principaux organismes
certificateurs dès
mars 2012)

Les référentiels de ces labels diffèrent
sur certains points (méthodes de
comptabilisation de l’énergie, des
surfaces, de test de l’étanchéité à l’air)
mais convergent globalement sur des
exigences similaires, qu’on peut plus
ou moins résumer ainsi :
1. Besoins en énergie de chauffage
< 15 kWh/(m².an).
2. Étanchéité à l’air : n50 < 0,6 vol/h
au test de la porte soufflante.
3. Consommation totale d’énergie
de la maison < 120 kWh/(m².an)
d’énergie primaire, le besoin
en énergie finale ne devant pas
dépasser 50 kWh/m².an.

La certification selon ces labels passe
par la validation de la conception et le
calcul des consommations, puis par le
test d’étanchéité à l’air et enfin par
un suivi des consommations.
En France, pour être qualifiée de
« passive » une maison doit donc réduire
d’environ 75% ses dépenses d’énergie
de chauffage par rapport à une maison
construite selon la RT 2005, et d’environ
40% selon la RT 2012.
Un bâtiment passif coûte actuellement
entre 15-25% de plus pour une maison
individuelle, 5-10% en habitat collectif
et même moins pour les bureaux.
Ce surcoût est imputable à l’étude
thermique, la construction soignée,
la quantité et la qualité de l’isolant et
des autres matériaux, l’utilisation de
menuiseries performantes spécifiques.
Selon les cas, l’investisseur rentre
dans ses frais entre une dizaine et une
vingtaine d’années grâce aux économies
d’énergie réalisées. En outre, la valeur
patrimoniale d’un bâtiment passif est
supérieure à celle d’une construction
réglementaire équivalente, et ne peut
qu’augmenter avec le coût croissant
de l’énergie.
À l’avenir, la revente de ce type bâtiment
sera bien plus facile que celle de
l’immense majorité du parc immobilier.
Financièrement, la Maison Passive
est donc le meilleur compromis
de construction entre coût global
d’exploitation et investissement.

* Maison individuelle mais aussi logement collectif, école, bureau, bâtiment public, etc.
** Le « chauffage » du bâtiment est généralement entièrement assuré par les apports solaires passifs (captation du rayonnement solaire
par les vitrages du bâtiment) ou par les calories émises par les apports internes (matériels électriques et habitants).
Sources : http://www.lamaisonpassive.fr/
Habitat passif. (2011, novembre 25). Wikipédia, l’encyclopédie libre. http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Habitat_passif&oldid=72489901

38 |

Prochaine étape : RT 2012 – Maison Passive et BEPOS

La conception d’un bâtiment passif est basée sur 6 grands principes :
1. Isolation thermique renforcée
et fenêtres de grande qualité
L’isolation thermique doit être
hautement performante et appliquée
sur toute l’enveloppe extérieure du
bâtiment, sans discontinuité afin
d’éviter les ponts thermiques.
La construction doit être la plus
compacte possible, afin de limiter sa
surface d’échange avec l’extérieur.
En principe pour le climat européen
central, le coefficient de transfert
thermique U ne doit pas excéder
0,15 W/m²K, voire 0,10 W/m²K pour
les parois opaques, et le coefficient
de transmission U des fenêtres ne doit
pas dépasser 0,8 W/m²K. Compte tenu
de ces caractéristiques, le triple vitrage
est souvent utilisé, notamment pour
les ouvertures au nord.
NB : Les nouvelles contraintes thermiques
sont par ailleurs le support d’innovations dans
le bâtiment. L’utilisation d’isolants sous vide,
de verres spéciaux, de nouveaux appareils
de récupération de chaleur, de matériaux à
changement de phase et de nouvelles techniques
de préfabrication émergent pour répondre aux
nouveaux besoins exprimés dans les maisons
passives.

2. Suppression des ponts
thermiques
Pour que l’isolation thermique
renforcée du bâtiment soit efficace,
il faut travailler à limiter au maximum
les risques de ponts thermiques.
Ces déperditions peuvent être
occasionnées par les jonctions entre
façade et planchers, balcons, éléments
de toiture et murs de refend, mais
aussi par des défauts de continuité
d’isolation au pourtour des menuiseries
extérieures. Plus les murs extérieurs
sont isolés, plus les pertes linéiques
ou ponctuelles deviennent sensibles ;
elles peuvent représenter jusqu’à 30%
ces déperditions.

3. Excellente étanchéité à l’air
La continuité de l’étanchéité à l’air
doit être soigneusement étudiée
dès la conception, en portant une
attention particulière aux liaisons entre
les éléments, aux encadrements de
baies et aux pénétrations (conduits
de cheminée, canalisations,…) etc.
L’exigence est en effet 4 fois plus forte
en passif qu’en BBC (n50 < 0,6 vol/h
contre environ 2,5 vol/h). Pour vérifier
la bonne étanchéité du bâtiment, on
effectue après la construction un test
d’infiltrométrie.
4. Ventilation double flux
(avec récupération de chaleur)
Limiter les déperditions thermiques
sous-entend de réaliser une enveloppe
complètement étanche vis à vis de
l’extérieur. Dans ces conditions,
il devient nécessaire de mettre en
place un système de ventilation pour
renouveler l’air dans le bâtiment.
Dans une maison passive, cette
ventilation est impérativement
un système à double-flux avec
récupération de chaleur (avec un taux
de récupération ≥ 75%), qui permet de
gérer les flux d’air dans le bâtiment et
de chauffer ou rafraîchir l’air intérieur.
Les échanges d’air recommandés
sont 0,3 ACH (Changements d’Air par
Heure), au-delà l’air est trop sec en
hiver. Ce niveau de renouvellement
est relativement bas en comparaison
avec les bâtiments non passifs ; ceci
implique donc d’utiliser des matériaux
de construction minimisant l’exposition
aux COV, formaldéhydes, etc.

5. Captation optimale, mais passive
de l’énergie solaire et des calories
du sol
L’énergie solaire est captée par les
parties vitrées de la maison. Ces vitrages
isolants sont répartis judicieusement
selon l’orientation du bâtiment : 40 à 60%
sur la façade sud, 10 à 15% au nord,
et moins de 20% sur les façades est et
ouest. L’énergie solaire, qui pénètre par
les fenêtres, est stockée à l’intérieur par
des matériaux à forte inertie. La chaleur
accumulée dans le bâtiment est restituée
au cours du temps dans les pièces par
convection et rayonnement. Pour éviter
l’inconfort occasionné par la possible
surchauffe due à l’ensoleillement direct
des façades en été, on a recours à
des protections solaires constructives
(auvent, pare-soleil, volets, stores,…)
et à des protections végétales.
6. Limitation des consommations
d’énergie des appareils ménagers
Pour ne pas dépenser inutilement ce qui
a été gagné par ailleurs, le concept de
maison passive fixe une valeur maximale
de consommation énergétique globale en
termes d’énergie primaire consommée
qui implique l’utilisation raisonnée
d’appareils à faible consommation
énergétique. Ce dernier principe est
probablement le plus important.
En France, suite au Grenelle de
l’environnement, les exigences de
ce standard vont jeter les bases de
la future règlementation thermique
RT 2020.
Le stade suivant étant celui du Bâtiment
à Énergie POSitive (BEPOS) : maison
passive équipée de systèmes de
production d’énergies renouvelables
(solaire photovoltaïque, solaire thermique,
géothermie-pompes à chaleur, biomasse,
chauffage bois, éolien), qui produit donc
plus d’énergie qu’il n’en consomme.
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